A bientôt Saint Exupère!

Chers amis,

Ça y est, l’été est là, les cartables ont été relégués sous les lits, les ventilateurs reprennent du service, les serviettes de plage sentent la crème solaire, et les églises… eh bien, elles se vident un peu. Comme si le Bon Dieu, lui aussi, prenait des RTT.
Alors permettez-moi un petit rappel fraternel, glissé comme un mot dans une valise : ne partez pas sans le Christ. Il n’aime pas être comme une statuette qu’on laisse sur une étagère en fermant la porte à double tour. Il aime les randonnées, les baignades contemplatives, les marchés provençaux, les messes du dimanche dans des églises qu’on ne connaît pas mais où l’on est toujours chez soi. Il aime marcher avec vous, même en tongs (c’est dire sa miséricorde).
Personnellement, cet été marque aussi pour moi un petit déménagement : à la rentrée, je rejoindrai ma nouvelle paroisse, avec une nouvelle mission. Les adieux, je vous l’avoue, ce n’est pas ma spécialité. J’ai toujours peur que ça ressemble à ces fins de soirées où personne n’ose vraiment partir. Mais il faut bien le dire : merci pour cette année, brève, intense, riche. Elle est passée si vite que je soupçonne le calendrier d’avoir sauté quelques pages en douce.
Entre les études, et autres engagements, je n’ai pas toujours été aussi présent que je l’aurais souhaité. Et pourtant, il y a eu tant de beaux moments, tant de visages, tant de petites lumières croisées en route. Merci pour votre accueil, pour la gentillesse du quotidien, pour les sourires échangés à la volée, pour votre fidélité discrète, vos services joyeux et souvent cachés ; merci à tous d’avoir fait de cette paroisse un lieu de foi, d’enracinement et de joie partagée.
Je resterai en responsabilité des jeunes pro, ce qui veut dire que vous me verrez encore passer à Saint Exupère, probablement à des heures bizarres, un peu comme ces anciens colocataires qui reviennent « juste pour récupérer un truc », et qui repartent deux heures plus tard après un apéro improvisé.
Je vous souhaite à tous un bel été, reposant et fécond. Que ces semaines soient l’occasion non seulement de détendre vos corps, mais aussi d’élargir vos cœurs. Et que la prière, même discrète, continue de vous accompagner comme un fil d’or tissé dans le quotidien.
Avec l’assurance de ma prière à la Vierge Immaculée,


Abbé Cédrick T