Les organistes à Saint Exupère

L’orgue de l’église Saint-Exupère de Toulouse a été réalisé en 1887 par le facteur 
Théodore Puget. Avec ses vingt-sept registres répartis sur trois claviers et un 
pédalier, il s’agit d’un instrument de grande valeur. 
Sept organistes constituent l’équipe qui intervient afin d’accompagner la liturgie. Ces 
musiciens mettent bénévolement leurs talents et leurs connaissances musicales au 
service de la paroisse. 
L’église Saint-Exupère accueille également des concerts qui permettent aux 
auditeurs de découvrir l’orgue et d’écouter des solistes chanteurs ou instrumentistes, 
des ensembles vocaux et des orchestres. Mais c’est surtout pour le culte que les 
églises se sont dotées d’orgues. 
L’orgue est, à bien des égards, un instrument singulier et complexe. Il possède 
habituellement au moins deux claviers et un pédalier. Il faut donc jouer avec les 
mains et les pieds, ce qui rend l’apprentissage très exigeant. L’orgue possède 
plusieurs registres correspondant aux différents tuyaux. C’est le choix des 
registres qui dépendent des sonorités. Chaque orgue étant différent, la possibilité de 
jouer de façon régulière sur un instrument permet de se familiariser avec lui. 
L’organiste est donc d’abord un musicien c’est-à-dire un artiste. Il y aurait beaucoup 
de choses à dire sur le thème de l’art, qui expriment toutes les expériences et les 
émotions humaines en se mettant au service de la beauté. Un auteur a justement 
écrit que « la beauté sauvera le monde » (Dostoïevski, L’Idiot, partie III, chapitre 5), 
phrase reprise à son compte par le magistère de l’Eglise (saint Jean-Paul II, Lettre 
aux artistes, 4 avril 1999, n° 16). 
Au moyen de son activité artistique, l’organiste liturgique se met au service du culte. 
Il ne s’agit pas donc plus de se produire devant une assemblée d’auditeurs mais 
plutôt d’accompagner la prière des fidèles par la musique. Pour mener à bien cette 
mission, il est nécessaire de connaître le déroulement de la liturgie, notamment de la 
messe, ainsi que les temps de l’année liturgique et de garder présent à l’esprit le 
caractère de service de cette fonction.

Jean-François Escourrou